Le préfet de la Menoua, Itoe Peter Mbongo, et le sous-préfet de Dschang, Max Mbella Edjenguele, ont effectué des descentes sur le terrain pour soutenir activement la campagne d’assainissement urbain menée par le maire par intérim, le Pr Émile Temgoua. Au-delà des simples rapports médiatiques, ces autorités entendent imposer l'ordre public face à l'incivisme grandissant, notamment à travers le projet de délocalisation du « camp camions » hors du centre-ville.
À Dschang, la bataille pour la salubrité publique quitte le terrain des discours pour s'imposer par des actions de force légitime. Le préfet de la Menoua, Itoe Peter Mbongo, et le sous-préfet de l’arrondissement de Dschang, Max Mbella Edjenguele, refusent désormais de se contenter des comptes rendus de presse. Pour marquer leur soutien indéfectible à la campagne d’assainissement urbain engagée par le maire par intérim, le professeur Émile Temgoua, les deux chefs de la circonscription administrative ont personnellement effectué des descentes punitives et de sensibilisation sur le terrain. Un signal fort envoyé aux populations contre l'incivisme ambiant. Enquête.
Ces déploiements successifs interviennent après une série d’opérations coups de poing orchestrées par l'exécutif municipal pour désengorger les artères de la cité universitaire. Par leur présence physique aux côtés du Pr Émile Temgoua, le préfet et le sous-préfet légitiment l'action de la mairie. Ils encouragent les équipes techniques à ne pas relâcher la pression, tout en rappelant fermement aux commerçants et aux riverains la nécessité absolue de se comporter en citoyens responsables.
Le préfet Itoe Peter Mbongo a notamment ciblé le secteur névralgique du « camp camions ». L'objectif de cette visite était de mesurer l’ampleur des encombrements et d’évaluer les sites d’accueil potentiels en périphérie pour délocaliser définitivement ces gros porteurs qui asphyxient le centre-ville. De son côté, le sous-préfet Max Mbella Edjenguele s’est déployé dans les zones critiques nécessitant des interventions d'urgence de la voirie municipale.
Les tricycles contre les fuites d'ordures
Ces sorties d'évaluation ont servi de cadre à une campagne de sensibilisation directe sur les conséquences structurelles de l’incivisme. Les autorités ont rappelé l'obligation de respecter les points de regroupement des ordures et d'utiliser les tricycles dédiés à la collecte de proximité. Lorsque les déchets sont jetés de manière anarchique par les ménages et les commerces, ils obstruent les caniveaux, inondent la chaussée et contribuent directement à la dégradation précoce des routes de la ville.
Après l'étape du camp camions, le maire par intérim, le Pr Émile Temgoua, a orienté désormais ses actions vers le quartier Haoussa, le Pont militaire et surtout Mandong. Dans ces secteurs, l’accumulation des immondices et l’inondation disputent littéralement la chaussée aux automobilistes et aux piétons, exigeant le passage urgent à la fois d’une pelle mécanique hydraulique et d’une pelle niveleuse. L'exécutif municipal martèle que les félicitations institutionnelles ne suffisent plus : si les citoyens n'adoptent pas un comportement éco-responsable, les maigres ressources financières de la commune seront éternellement englouties par le ramassage des ordures, au détriment d'autres projets de développement.
Le Marché A : le prochain défi de salubrité
L'urgence se déplace également vers l’entrée du mythique Marché A. Cette place centrale et historique de Dschang s'est progressivement transformée en un garage à ciel ouvert et en zone de stockage anarchique pour les quincailleries riveraines. Le dépôt sauvage de sable, de gravier et de barres de fer sur le domaine public sabote les efforts d’hygiène de la mairie. L'application des sanctions administratives et le déguerpissement des contrevenants s'imposent désormais comme le prochain test de fermeté pour le Pr Émile Temgoua et sa tutelle administrative.
Le regard de Komiaza : L'assainissement ne réussira pas sans la gendarmerie municipale
Pour Komiaza, le soutien physique du préfet de la Menoua et du sous-préfet de Dschang à l'exécutif municipal est une démarche salutaire, mais elle révèle une faille structurelle : la décentralisation manque encore de bras armés autonomes. Une mairie ne peut pas passer son temps à attendre la disponibilité des chefs de terre pour faire respecter un arrêté municipal de salubrité.
Pour que les actions du Pr Émile Temgoua s'inscrivent dans la durée, la commune de Dschang doit professionnaliser sa police municipale et la doter de pouvoirs de verbalisation stricts. Féliciter la mairie tout en continuant de jeter ses plastiques dans le caniveau est une hypocrisie collective. Le Marché A et le Pont militaire doivent être libérés par la force de la loi et sanctuarisés par des patrouilles régulières. L'assainissement d'une cité universitaire de plus de 20 000 étudiants n'est pas une option esthétique, c'est un impératif de santé publique qui exige que la peur du gendarme change définitivement de camp.
Par Augustin Roger Momokana







