Le géant financier Ecobank Cameroun vient d'essuyer un revers judiciaire retentissant face à Wadivo Cameroun, une start-up spécialisée dans la défense des droits des consommateurs. Le tribunal a condamné l'établissement bancaire à verser 1,5 milliards de FCFA de dommages-intérêts pour diffamation, mettant un terme à un feuilleton entamé en 2023 et validant le combat contre les spoliations de comptes.
Le crash d’une contre-attaque bancaire pour escroquerie
Le bras de fer remonte à 2023, lorsque la jeune pousse de la tech financière, Wadivo Cameroun, commence à traquer et à dénoncer publiquement des prélèvements jugés illicites appliqués par Ecobank sur les avoirs de ses clients. Piquée au vif, la multinationale bancaire avait répliqué de manière agressive en intentant une action en justice contre la fintech pour « escroquerie », tout en exigeant sa fermeture définitive. Pour orchestrer son offensive médiatique, la banque avait fait publier un article à charge dans les colonnes du quotidien gouvernemental Cameroon Tribune. En tranchant en faveur de la start-up ce 28 mai dernier, la justice camerounaise inflige un sérieux camouflet à la banque, requalifiant ses accusations médiatiques en diffamation et validant, par ricochet, le bien-fondé des alertes émises par la plateforme citoyenne.
Le gendarme des comptes face au hold-up des commissions
Les clients des banques trouvent désormais auprès de cette fintech un partenaire fiable et professionnel pour stopper les ponctions injustifiées sur leurs épargnes et leurs salaires. Ces prélèvements abusifs, souvent constatés à la lecture minutieuse des relevés de compte, se dissimulent généralement sous la forme de commissions automatiques ou de frais de gestion de compte illégaux. Wadivo SARL, fintech basée à Douala et fondée par l'ancien banquier international Moyo Kamgaing, utilise son application web pour aider les usagers de la zone CEMAC à identifier ces abus tarifaires et à mener des actions collectives de recouvrement d'avoirs contre les institutions financières et les opérateurs de téléphonie mobile.
Conclusion
Cette condamnation d’Ecobank Cameroun crée un précédent jurisprudentiel majeur dans un secteur bancaire longtemps habitué à l’impunité face aux petits épargnants. Elle démontre que les multinationales privées et les cartels financiers ne peuvent plus utiliser la menace judiciaire pour faire taire les lanceurs d'alerte technologiques. Pour les millions de consommateurs africains, ce verdict sonne comme le coup d'envoi d'une reconquête de leurs droits face aux abus institutionnels. Les usagers s’estimant lésés par des frais bancaires injustifiés ou des surfacturations mobiles peuvent directement introduire leurs requêtes en s'enregistrant sur le site officiel de la start-up http://wadivo.com.
Par Komiaza
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