À Dschang, la propreté n'est plus une simple option, c'est une mission de salut public. Le maire par intérim, le Professeur Emile Temgoua, a récemment réuni chefs de quartier et société civile pour sceller une alliance sacrée : faire de la cité universitaire une ville exemplaire. Entre structuration de comités d'hygiène et lancement d'un concours de propreté, Komiaza décrypte cette stratégie qui veut transformer chaque habitant en gardien de son environnement.
L’assainissement, une affaire de souveraineté locale
Le diagnostic du maire Temgoua est clair : « Aucune politique d’assainissement ne peut réussir sans l’implication effective des citoyens ». Devant un parterre d'autorités administratives, dont l'Adjoint au Sous-préfet et les délégués départementaux, l'édile a martelé que la mairie ne peut plus agir seule. La propreté ne doit plus reposer uniquement sur les services municipaux, mais sur une véritable « culture de l'hygiène » infusée dans chaque ruelle.
Le concours du « Quartier le Plus Propre » : Bien plus qu’une compétition
Pour stimuler cette dynamique, la municipalité lance le grand Concours du Quartier le Plus Propre. Les critères sont rigoureux : absence de dépotoirs sauvages, curage systématique des caniveaux et esthétique des espaces verts. Mais au-delà des prix, le Pr Temgoua voit en cette initiative une « célébration de notre fierté d’être Dschangais ». Il s'agit de redonner de la dignité à la cité en faisant de la propreté un symbole d'identité collective.
Urbanisme et sécurité : Les autres piliers du renouveau
Le maire par intérim ne compte pas s'arrêter aux balais. Deux autres annonces majeures marquent ce tournant :
Promotion du permis de bâtir : Une étude de faisabilité est lancée pour encourager les habitants à régulariser leurs constructions, afin de donner à Dschang un visage urbain cohérent et moderne.
Inauguration du Centre de Secours : Prévue ce jeudi 7 mai, cette ouverture est une bouffée d'oxygène pour une ville trop souvent frappée par des incendies et des inondations. Une protection civile enfin de proximité.
Le Radar de Komiaza
Le Pr Emile Temgoua a compris que pour réussir son « baptême du feu », il doit transformer les administrés en partenaires. En faisant de la propreté un moteur d'attractivité touristique et de santé publique, il place la barre haut. Le défi est immense : passer de la négligence à la discipline demande de la persévérance. Mais comme il le dit si bien, « la propreté honore notre dignité ».
Aux parties prenantes de cette révolution verte à Dschang, ne l’oubliez jamais : une ville propre ne se décrète pas, elle se bâtit geste après geste. Pour devenir une habitude, un geste spontané. Je vous préviens, ce qui se dit ici, résonne comme une leçon de civisme partout ailleurs dans le monde.
Augustin Roger MOMOKANA







