Le climat politique se crispe dans les Bamboutos. Le 25 janvier 2026, des individus non identifiés, aux méthodes musclées, ont interrompu une réunion légale du MRC sous le regard passif des forces de sécurité. Pour la rédaction de Komiaza, ce sabotage, orchestré à bord de véhicules de luxe, préfigure un cycle d'intimidation visant à verrouiller le département face à une opposition en pleine ascension.
Les idées forces du sabotage :
- L'irruption des « Gros Bras » : Trois individus ont forcé l'arrêt d'une réunion du MRC, exigeant la libération des prisonniers politiques, un argument utilisé ici comme levier de déstabilisation.
- L’ombre d’un complot politique : Ces agents du chaos, inconnus dans la région, semblent avoir été recrutés et projetés sur le terrain pour intimider les partisans de Maurice Kamto.
- La passivité complice : Les forces de sécurité, pourtant présentes, n'ont pas levé le petit doigt, laissant planer le doute sur l'origine des ordres reçus.
- L’alerte électorale : Empêcher l’opposition de se réunir aujourd’hui, c’est préparer le terrain pour la fraude et le hold-up lors des législatives et municipales de 2026.
Des « agents du chaos » en Toyota Prado
La mise en scène est révélatrice d'une logistique de haut vol. On veut faire croire aux populations qu’il s’agit d’un mouvement d'humeur spontané réclamant la libération de « Ludovic » et des prisonniers de 2019, mais les détails trahissent une mission commandée. Comment des manifestants lambda peuvent-ils repartir sereinement à bord d'une luxueuse Toyota Prado immatriculée CE 503 MC, aperçue plus tard du côté de Bandjoun ?
Pour Komiaza, ces individus sont les bras séculiers de certains pontes du régime. Leur mission est claire : créer l'insécurité pour justifier l'interdiction de futures rencontres de l'opposition dans les Bamboutos, bastion historique du RDPC qui commence à vaciller.
L’insécurité comme arme politique
Le fait le plus préoccupant demeure l'inaction des forces chargées de garantir la sécurité des citoyens. Lorsque le maintien de l'ordre devient un spectateur muet du désordre, la République vacille. Cette démission sécuritaire valide la thèse d'une stratégie concertée pour déstabiliser le MRC.
Le message envoyé à la jeunesse des Bamboutos est dangereux : il suggère que la violence paie et qu'elle bénéficie d'une protection occulte. Mais ce que ces stratèges de l'ombre oublient, c'est que l'intimidation ne fait que renforcer la détermination d'un peuple qui aspire au changement.
Les autorités administratives des Bamboutos interpelées.
Même si les forces du maintien de l’ordre n’ont pas agi, il n’en demeure pas moins que les autorités administratives du département des Bamboutos sont interpelées. Elles prendre des mesures idoines pour anticiper sur toutes velléités de désordre relativement aux élections en perspective. Parce que, à la vérité, l’incident décrié constitue les prémisses d’un désordre en cours dans le but de déstabiliser certains acteurs politiques. Il va sans dire que le peuple camerounais est dans l’attente de la convocation du corps électoral en vue de la tenue des municipales et des législatives. Si la lutte contre le désordre n’est pas anticipée, il va sans dire que l’horizon ne peut se dessiner qu’en noir.
Dans son communiqué, la fédération départementale du MRC des Bamboutos, par la voix de son chef Théodore Jiatsa, demande la libération de DAGA Ludovie, président de la fédération communale de Babadjou « kidnappé en novembre dans sa ferme par des individus cagoulés commandités par ses adversaires politiques », tout en réaffirmant que le département des Bamboutos est devenu le fief du MRC.
Par Augustin Roger MOMOKANA
MEDIAS
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