Les chauffeurs de camions maintiennent leur blocus malgré les deux bœufs offerts par le Lamido de Meiganga et les manœuvres des autorités de la région de l’Adamaoua. Au cœur de cette crise les tracasseries routières dont le ministre des Transports a pourtant annoncé la fin sur les corridors Douala-Bangui et Douala-N’djamena.
Depuis 48 heures, l’axe Ngaoundéré - Meiganga est totalement paralysé, après qu’un gendarme a giflé un conducteur de camion. Fait qui a mis les conducteurs de camion en colère. Plus de 11 000 camions observent une grève, selon des sources concordantes.
Le mouvement d’humeur des camionneurs a créé un blocage total de la circulation, ralentissant ainsi l’activité économique et les mouvements des personnes sur cet axe routier qui relie le nord au sud du pays.
Vendredi matin, le Gouverneur de l’Adamaoua, accompagné du Préfet du Mbéré, s’est rendu sur les lieux pour calmer les tensions et tenter de rétablir la fluidité du trafic.
Entre autres mesures prises dans le sens de l’apaisement et du retour à la normale, les postes de contrôle de Roblin et Nandeke sont suspendus jusqu’à nouvel ordre. En plus, les autorités ont pris l’engagement de trouver des solutions durables avec les transporteurs.
Mais malgré ces mesures, les conducteurs de camions maintiennent leur blocus. Jeudi, après le déclenchement de la crise, ils avaient annoncé que leur interlocuteur direct ne pouvait être que le ministre des transports. Les conducteurs fustigent le comportement du ministre des transports qui leur a joué des tours.
Des éléments du BIR (Bataillon d’Intervention Rapide) dépêchés sur place ont demandé aux camionneurs de libérer la circulation. Malheureusement les camionneurs leur ont répondu qu’ils étaient dans l’incapacité de le faire, arguant que les clés de leurs camions ont été volées.
Bloquer la route nationale N°1 qui dessert les trois régions du Septentrion, le Tchad et la Centrafrique doit être vécu comme un drame économique et politique. En 48 heures, des milliards sont perdus tant au Cameroun que dans les pays des corridors Douala-Bangui et Douala-N’djamena, les ports de Douala et Kribi sont fortement handicapés.
Augustin Roger MOMOKANA








