Tensions post-électorales : la lettre ouverte de Patrice ASSIGA EYENE au ministre Issa Tchiroma Baka

Tensions post-électorales : la lettre ouverte de Patrice ASSIGA EYENE au ministre Issa Tchiroma Baka

Patrice Assiga Eyene a adressé une lettre ouverte au ministre Issa Tchiroma Bakary. Il lui demande de « laissez Dieu faire le reste ».

Ma lettre au Ministre ISSA TCHIROMA B.

Candidat à l'élection présidentielle du 12 octobre 2025.

Monsieur le Ministre,

C’est en fils inquiet, mais profondément respectueux, que je m’adresse à vous ce soir.

 Depuis l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, notre pays traverse des heures de tension. Votre appel à une marche nationale traduit sûrement votre attachement au Cameroun, mais je vous en prie humblement, sauvez notre pays en annulant purement et simplement ce mot d’ordre.

Je garde de vous l’image d’un homme d’État loyal, d’un des plus brillants lieutenants et défenseur du Président Paul Biya, d’un patriote sincère qui a toujours fait passer le Cameroun avant tout.

Le score que vous avez obtenu est la preuve que beaucoup de Camerounais continuent de croire en vous et en votre sens de la mesure.

Je sais, Excellence, que depuis le 12 octobre, des personnes sans mandat vous ont blessé par des propos indignes. Certains ont aussi blessé les autres en votre nom. Mais je vous en supplie, pardonnez. Pardonnez-leur et pensez à ce que notre pays pourrait devenir si jamais cette marche dégénérait. Vous avez toujours dit que le Cameroun est un héritage commun, et que chaque Camerounais en est un usufruitier. C’est encore à ce titre que votre parole peut aujourd’hui préserver cet héritage.

Je ne sais pas à quelle heure ce message vous parviendra, j'ai essayé de vous joindre sans succès depuis le début de cette crise, mais je garde l’espoir qu’il n’est pas trop tard pour arrêter ce qui se prépare. Vous seul avez l’autorité morale pour le faire.

Ma grand-mère me répétait souvent : « Tout ce que Dieu fait est bon. » Faites vôtre cette sagesse, Excellence, et laissez Dieu faire le reste.

Patrice ASSIGA EYENE