Le Conseil constitutionnel proclamera jeudi 23 octobre 2025 à 10h30 en son siège sis au Palais des Congrès de Yaoundé les résultats officiels de l’élection présidentielle du 12 octobre.
L’évènement est très attendu par les Camerounais ainsi que les amis du Cameroun. La proclamation des résultats du scrutin présidentiel vise à doter le pays d’un nouveau chef.
L’attente est plus anxieuse et angoissante pour Paul Biya, président sortant et candidat à sa propre succession, et Issa Tchiroma Bakary, principal challenger du président sortant que pour les dix autres candidats.
A propos du Conseil constitutionnel, la question sur toutes les lèves c’est, « Sont-ils capables de veiller à une élection transparente et les vrais résultats sans tordre, ou vont-ils tout simplement se contenter de lire le rapport de la commission nationale de recensement général des votes dont l’impartialité est décriée par le Front pour la solidarité nationale du Cameroun de Issa Tchiroma Bakary ? »
Sur les réseaux sociaux, les deux principaux challengers se mènent une rude bataille de chiffres. Si bien qu’avant même le recensement général des votes par la commission nationale de recensement général des votes, Issa Tchiroma Bakary a déjà proclamé sa victoire. En tout cas, « Vous pouvez soit valider la vérité des urnes et donner au Cameroun le changement pacifique qu’il réclame, soit cautionner la fraude et précipiter notre pays vers des lendemains incertains. Ne dites pas que vous n’avez pas su : les preuves sont là, elles circulent déjà dans toute le pays : le peuple a massivement voté pour Tchiroma, pour le changement, vous le savez », a envoyé Tchiroma aux membres du Conseil Constitutionnel.
Le camp d’en face, celui de Paul Biya n’est pas en reste. Des influenceurs et des journalistes sont en activités sur les mêmes réseaux sociaux pour balafrer la joie de Tchiroma et annoncer la razzia de leur candidat.
Il faut le dire, les contestations ont commencé le lendemain de l’élection. L’opposition accusant les dignitaires de l’Etat, tous mobilisés pour le compte du président candidat, de fraude électorale. Ils auraient gravement falsifié les procès-verbaux issus des bureaux de vote, donnant leur « champion » pour largement favori.
Cette bataille des chiffres a eu des conséquences regrettables. Les citoyens-électeurs sont sortis par centaines dans plusieurs villes du paays : Garoua, Bonamoussadi à Douala, Bafoussam, Dschang. A Dschang, dans la région de l’Ouest, des immeubles et des véhicules ont été incendiés, une résidence privée attaquée et saccagée. Une quarantaine de personnes interpellés et en exploitation à Bafoussam.
L’enjeu de la journée du jeudi 23 octobre est la paix ou le chaos. La paix est menacée et les forces de défense et de sécurité ont été déployées dans les principales villes du pays. Nos villes sont pratiquement en état d’urgence. Certaines d’entre elles sont sous couvre-feu et de nombreuses arrestations sont opérées parmi les personnes soupçonnée de contester la réélection du président Paul Biya âgé de 63 ans dont 43 passé à la tête du Cameroun.
Malgré la menace de son arrestation, Issa Tchiroma a lancé une appel en direction de Paul Biya : « Vous avez encore une chance, une seule : celle de sortir par la grande porte, en homme d’Etat qui respecte la volonté de son peuple. Ne terminez pas votre règne par une fraude aussi flagrante, ne laissez pas votre nom s’inscrire dans le livre comme celui qui a fraudé jusqu’à la dernière élection. Vous avez toujours déclaré être un mendiant de la paix. Quittez donc le pouvoir avec honneur, avant que le pouvoir ne vous quitte. Je vous tends une main fraternelle, prenez la », a-t-il lancé dimanche dans une adresse audiovisuelle posté sur Facebook.
Augustin Roger MOMOKANA
MEDIAS
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