12 octobre 2025 : L’UDC dénonce un scrutin entaché de nombreuses irrégularités scandaleuses [Komiaza

12 octobre 2025 : L’UDC dénonce un scrutin entaché de nombreuses irrégularités scandaleuses [Komiaza

A travers un communiqué daté de mardi 14 octobre 2025, Patricia Tomaïno Ndam Njoya, la candidate de l’UDC (Union démocratique du Cameroun) à l’élection présidentielle du 12 octobre dénonce des irrégularités et exige une réforme électorale. Les citoyens-électeurs s’en mêlent. Ils veulent défendre leurs votes.

Comment ça va ? Salut tout le monde. L’élection présidentielle s’est déroulée comme prévue le 12 octobre sur l’ensemble du territoire national. Le taux de participation peut ne pas être celui que l’on aurait escompté, mais l’acte des camerounais a été une sanction sévère contre le candidat du Rdpc (Rassemblement démocratique du peuple camerounais) en course pour un huitième mandat à la tête du Cameroun. Sous forte pression, un responsable d’Elecam perçu 30 millions FCFA d’une force vive membre du Rdpc en vue de falsifier les résultats issus des urnes. Selon la candidate de l’UDC, « parler des élections libres, transparentes et crédibles relève de la fiction »

Voici ce qu’il faut savoir : selon la candidate de l’UDC, Patricia Tomaïno Ndam Njoya, le scrutin a été entaché des nombreuses irrégularités et, du coup, a pris le visage d’un « simulacre électoral ». Parmi les dérives observées : Bureaux de vote installés dans des lieux non autorisés, notamment des propriétés privées et des sites militaires ; Listes électorales comportant des erreurs flagrantes : doublons, radiations sans justification ; Multiples cas de votes frauduleux, bourrages d’urnes et existence de bureaux fictifs ; Falsification de procès-verbaux avant leur transmission officielle ; Menaces et évictions de scrutateurs exigeant la transparence. Ces griefs expliquent « un dysfonctionnement structurel » du système électoral camerounais dont le code électoral a toujours été dénoncé par les acteurs politiques de l’opposition. (Message UDC)

Regard de Komiaza : la sortie de Patricia Tomaïno Ndam Njoya est un pan de la volonté du système Rdpc de confisque le pouvoir qu’il assume depuis 43 ans. Face au plébiscite des citoyens-électeurs en faveur du candidat du Front pour le Changement, Issa Tchiroma Bakary, les membres de l’équipe du président Paul Biya sont accusé ici et là de non seulement d’acheter les responsables des bureaux de vote, mais surtout de falsifier les procès-verbaux transmis à plusieurs commissions de recensement des votes. Le Cas des Nguidiguis, Bafoussam, Dschang, Mbouda, Foumban, Bangangté, etc. sont les plus en vue.

Prochaines étapes : face à la mise en scène, Patricia Tomaïno Ndam Njoya formule trois revendications : la révision consensuelle du Code électoral, afin d’instaurer un cadre juridique claire, équitable et conforme aux standards internationaux; la publication intégrale et certifiée des procès-verbaux issus des bureaux de vote en présence des représentants des représentants des partis politiques, de la société civile et des observateurs indépendants; la convocation urgente d’un dialogue national inclusif sur la gouvernance, pour rebâtir la confiance du peuple et restaurer la légitimité de nos institutions. Depuis le 12 octobre, des remous sont signalées ici et là à travers le Cameroun. Ils sont commencés à Garoua, puis progressivement concerne aujourd’hui Douala, Maroua, Bafoussam.

« Il est temps que le Cameroun, en tant que nation souveraine, se dégage de l’emprise de ces acteurs de l’ombre qui tirent profit de la fragilité sociale et politique du peuple pour influencer et détourner son choix souverain », tranche la présidente nationale de l’UDC.

Conséquences : dans la même veine, Issa Tchiroma Bakary, le candidat du FSNC (Front pour le Salut national du Cameroun) a, dans un message attiré l’attention de Elecam, des présidents des tribunaux de Grande Instance, le Conseil constitutionnel, les juges et les magistrats membres des commissions de compilation des votes afin que « la volonté du peuple soit respectée, que la loi et la justice prévalent » parce que, a-t-il ajouté, « toute proclamation fondée sur des PV falsifiés ne saurait être reconnue par le peuple. » Issa Tchiroma Bakary ne l’a pas dit, mais les comportements des camerounais suggère que les autorités et les acteurs politiques impliqués dans les compilations des résultats des votes évite le lancement d’un plan de résistance nationale.

Augustin Roger MOMOKANA