L’interdiction de la formation des scrutateurs du FNSC par les autorités administratives de Bafoussam est une violation flagrante du code électorale (Komiaza).
Comment ça va ? : Salut à tout le monde. Si vous hésitiez encore sur l’importance de votre voix le 12 octobre 2025, pourquoi ne pas essayer participer au vote sanction contre le Rdpc qui multiplie ses manœuvres pour empêcher aux adversaires politiques de s’exprimer ? Pensez-vous qu’il est normal de refuser des sites de manifestations aux candidats pour leur campagne électorale ? Pensez-vous normal de refouler les militants en formation de scrutateurs d’un concurrent ? Voici les détails de son dernier fait d’actualité à Bafoussam, capitale de la région de l’Ouest Cameroun.
Voici ce qu'il faut savoir : Des centaines de membres et sympathisants du FNSC (Front National pour le Salut du Cameroun) étaient réunis dans un quartier de Bafoussam dans le cadre de la formation des scrutateurs en vue de l’élection présidentielle qui a lieu dimanche 12 octobre sur l’étendue du territoire national. Le commissaire N°4 de la ville de Bafoussam est intervenu pour les disperser. Les renvoyant tenir leur meeting en plein air, dans un carrefour.(vidéo virale sur les réseaux sociaux).
Regard de Komiaza : interdire à un parti politique en course pour le fauteuil présidentiel est une manœuvre anti-républicaine et illégale. Elle doit être considérée comme une conspiration contre la cohésion sociale, un appel à la rébellion. Au-delà de l’interdiction, il faut voir une manœuvre en faveur de l’un des candidats à cette élection. Celui qui, parce qu’il est le président de la République sortant, dispose des ressources de l’Etat pour assurer son maintien au pouvoir.
Prochaines étapes : il est probable que les autorités administratives poursuivent leurs manœuvres en faveur du candidat du Rdpc qui a déjà cumulé 46 ans à la tête de l’Etat et qui sollicite un huitième mandat de sept ans pour accomplir ses « Grandes Espérances ». La vigilance doit être accrue dans certains foyers circonscriptions électorales dont Mbouda et Batcham dans les Bamboutos, Kekem dans le Haut-Nkam, Dschang et Fokoué dans la Menoua, Bangangté dans le Ndé, Bafoussam 2è dans la Mifi, Foumban dans le Noun, etc. des foyers de fraude électorale par la corruption des représentants des candidats de l’opposition et le bourrage des urnes ont régulièrement été signalés dans ces unités administratives.
Conséquences : L’interdiction au FNSC d’avoir des scrutateurs formés n’est pas une décision anodine. La manœuvre consiste à contraindre cette formation politique dont le candidat a le vent en poupe et pour qui bat le cœur des Camerounais d’affecter des scrutateurs sans expériences dans les bureaux de votes, ce qui laissera à l’adversaire d’expérimenter tous types de fraudes électorales sans avoir à essuyer la moindre dénonciation.
Augustin Roger MOMOKANA
MEDIAS
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