Darchari Mikidache : « Les 10 étapes financières à ne jamais prendre à la légère ».

Darchari Mikidache : « Les 10 étapes financières à ne jamais prendre à la légère ».

Beaucoup de personnes veulent améliorer leur vie financière. Elles veulent gagner plus. 

  • Épargner plus.
  • Investir.
  • Acheter un terrain.
  • Construire une maison.
  • Créer une activité.
  • Préparer l’avenir de leurs enfants.

C’est normal. Mais avant de parler de richesse, il faut parler de méthode, car une vie financière ne s’améliore pas seulement avec de bons revenus. Elle s’améliore avec de bonnes décisions répétées.

1. CONNAÎTRE EXACTEMENT CE QUI ENTRE ET CE QUI SORT

On ne peut pas bien gérer un argent qu’on ne suit pas. Beaucoup de personnes savent combien elles gagnent, mais ne savent pas clairement où part leur argent.

  • Loyer.
  • Transport.
  • Nourriture.
  • Téléphone.
  • Famille.
  • Dettes.
  • Sorties.
  • Petites dépenses répétées.

Quand vous ne suivez pas vos dépenses, votre argent disparaît sans explication. La première étape financière sérieuse, c’est donc de regarder la vérité en face. Pas pour culpabiliser, mais pour reprendre le contrôle.

2. CONSTITUER UN FONDS D’URGENCE

Un seul imprévu peut détruire plusieurs mois d’efforts.

  • Une maladie.
  • Une panne.
  • Une perte de revenu.
  • Une rentrée scolaire.
  • Une urgence familiale.
  • Une réparation importante.

Sans fonds d’urgence, chaque problème devient une dette. Commencez petit :

  • 50 000 FCFA.
  • 100 000 FCFA.
  • 250 000 FCFA.

Puis plusieurs mois de dépenses essentielles. Le fonds d’urgence ne sert pas à devenir riche. Il sert à éviter de redevenir fragile.

3. SORTIR PROGRESSIVEMENT DES DETTES INUTILES

Toutes les dettes ne se valent pas. Une dette qui finance un outil de travail, une formation utile ou un actif productif peut parfois avoir du sens. Mais une dette pour impressionner, consommer, paraître ou acheter ce qu’on ne peut pas encore se permettre devient dangereuse.

Les petites mensualités peuvent devenir une grande prison. Le problème n’est pas seulement le montant emprunté. C’est la perte de liberté. Chaque dette inutile réduit votre marge de manœuvre.

4. ÉPARGNER AVANT DE DÉPENSER

Beaucoup de personnes disent :

“J’épargnerai ce qui reste.” Mais souvent, il ne reste rien. La bonne logique est différente. On met d’abord une petite somme de côté, puis on organise le reste :

  • Même 1 000 FCFA.
  • Même 5 000 FCFA.
  • Même 10 000 FCFA.

Ce n’est pas seulement une question de montant. C’est une question de discipline. Celui qui attend d’avoir beaucoup pour commencer risque de ne jamais commencer.

5. SÉPARER LES COMPTES ET LES OBJECTIFS

Mélanger tout l’argent dans un seul panier crée de la confusion. Il faut distinguer :

  • l’argent des dépenses courantes.
  • l’argent des urgences.
  • l’argent des projets.
  • l’argent de l’investissement.
  • l’argent de la famille.
  • l’argent du plaisir.

Quand tout est mélangé, on utilise facilement l’argent d’un projet pour une dépense passagère. Séparer son argent, c’est clarifier ses priorités.

6. INVESTIR SEULEMENT CE QU’ON COMPREND

Investir est important. Mais investir sans comprendre est dangereux. Avant de placer votre argent, posez toujours quelques questions simples :

  • Quel est le risque ?
  • Comment l’argent revient-il ?
  • Qui garantit quoi ?
  • Puis-je perdre une partie ?
  • Puis-je récupérer mon argent facilement ?
  • Est-ce légal et vérifiable ?
  • Est-ce trop beau pour être vrai ?

Un rendement élevé sans explication claire doit vous alerter. L’argent difficile à gagner ne doit pas être confié à la légère.

7. NE PAS CONFONDRE ENVIE ET URGENCE

  • Une urgence menace votre stabilité.
  • Une envie cherche souvent à satisfaire une émotion.
  • Changer de téléphone n’est pas toujours une urgence.
  • Acheter une tenue pour impressionner n’est pas toujours une urgence.
  • Faire une dépense pour suivre les autres n’est pas toujours une urgence.

Le vrai progrès financier commence quand on apprend à dire : “Pas maintenant.” Ce n’est pas de la pauvreté. C’est de la lucidité.

8. AUGMENTER SES COMPÉTENCES POUR AUGMENTER SES REVENUS

On ne construit pas une vie financière solide uniquement en réduisant les dépenses. À un moment, il faut aussi augmenter sa capacité à produire de la valeur.

  • Se former.
  • Lire.
  • Apprendre un métier.
  • Améliorer son expression.
  • Comprendre le numérique.
  • Développer une compétence rare.
  • Mieux vendre son travail.
  • Créer une activité complémentaire.

L’argent suit souvent la valeur créée. Celui qui développe ses compétences augmente progressivement ses options.

9. PROTÉGER SA FAMILLE SANS SE DÉTRUIRE FINANCIÈREMENT

Aider sa famille est noble. Mais s’endetter en permanence pour sauver tout le monde peut devenir dangereux. La solidarité doit être organisée. Il faut aider selon ses moyens, pas selon la pression sociale. Sinon, celui qui aide finit lui-même par tomber. Et quand il tombe, il ne peut plus aider personne. La vraie responsabilité, c’est aussi savoir fixer des limites.

10. PENSER LONG TERME

La pauvreté pousse souvent à penser seulement à demain. Mais la stabilité financière exige une vision plus longue. Que voulez-vous construire dans 1 an ?

  • Dans 3 ans ?
  • Dans 5 ans ?
  • Dans 10 ans ?
  • Une maison.
  • Une entreprise.
  • Une retraite digne.
  • Des études pour les enfants.
  • Un patrimoine.
  • Une sécurité familiale.

Sans vision, l’argent part dans l’urgence. Avec une vision, chaque petite décision commence à avoir un sens.

À RETENIR

La réussite financière ne repose pas seulement sur le niveau de revenu. Elle repose sur la discipline, la clarté, la patience et la capacité à protéger ses progrès. Gagner de l’argent est important. Mais savoir le gérer est essentiel. Car un revenu mal géré peut disparaître.

Tandis qu’un petit revenu bien organisé peut devenir le début d’une vraie stabilité.

Ne prenez jamais à la légère :

  • votre budget.
  • votre épargne.
  • vos dettes.
  • vos urgences.
  • vos investissements.
  • vos compétences.
  • vos décisions quotidiennes.

Ce sont ces petites décisions répétées qui construisent une grande différence.

Par Darchari MIKIDACHE

À propos de l'auteur

Darchari Mikidache est économiste-fiscaliste et Président du think-tank Cercle des Économistes et des Experts Comoriens (CEEC). Il dirige également l'ONG USHABABI WA MESO INTERNATIONAL (Jeunesse et Avenir). Reconnu à l'échelle internationale pour ses chroniques sur le développement de l'Afrique, le leadership et la motivation, il figure depuis 2016 parmi les personnalités influentes du Gotha Noir d'Europe.

Pour découvrir son Site officiel : www.darcharimikidache.com