Le 16 juin, journée hautement symbolique dédiée à l'enfant africain, la plume de Momokana nous livre un plaidoyer sans concession. À travers un poème d'une lucidité percutante, l'auteur dresse la radiographie d'une société face à ses devoirs. Des manquements des gouvernants aux responsabilités familiales et éducatives, « L’enfant, le soleil du monde » est à la fois un cri d'alarme contre les dérives et un appel vibrant à l'unité pour que demain soit fleuri. Une lecture essentielle pour quiconque croit en une Afrique debout par sa jeunesse.
L’enfant, le soleil du monde
L’enfant est un don du ciel,
Chaque vie naissante porte l'avenir de la planète.
L'enfant qui s'instruit ou forge son métier éclaire sa route,
Tandis que celui qui erre à l'abandon devient une âme en péril.
Un enfant qui se prostitue
Bâtit dans l'ombre sa propre sépulture.
Les parents qui aiment leur progéniture
Lui dessinent un horizon impérissable.
Les gouvernants qui aiment leurs enfants
Ne pillent pas le trésor public et rejettent la corruption.
Ils pensent, décident et bâtissent pour l'avenir,
Ces dirigeants sains d’esprit et de corps.
L'enfant qui chérit ses parents et sa patrie
Se préserve des poisons de l'ivresse et de la drogue.
Un enfant fier de ses racines et de sa terre
Respecte ses camarades et salue ses enseignants.
L’enseignant qui aime les élèves qu’il forge
Ne les violente jamais, il ne trahit pas leur confiance.
Pour que le monde ne s’écroule,
Garantissons à l’enfant les meilleures armes du combat.
Pour que demain soit fleuri,
Donnons-nous la main.
Momokana, 16/06/2026
En posant un diagnostic sans complaisance sur les maux qui guettent notre jeunesse, Momokana nous rappelle que la protection de l'enfance n'est pas une option, mais le fondement même de notre survie collective. « L’enfant, le soleil du monde » résonne comme un appel pressant à un contrat social renouvelé, où parents, enseignants et gouvernants doivent impérativement accorder leurs actes à leurs responsabilités historiques. Alors qu’est commémoré la Journée de l'Enfant Africain, ce texte nous place face à un choix crucial : laisser s'éteindre nos forces vives ou leur garantir enfin les outils de leur émancipation.
Et vous, chers lecteurs de KOMIAZA, quel rôle estimez-vous le plus urgent à réformer aujourd'hui pour protéger ce « soleil du monde » ? La parole est à vous dans les commentaires.








