Portrait : Pourquoi Jackson « Le Roi » Magbou est le bulldozer de l’entrepreneuriat social à l’Ouest

Portrait : Pourquoi Jackson « Le Roi » Magbou est le bulldozer de l’entrepreneuriat social à l’Ouest

Le 30 mai dernier, la ville de Douala accueillait les Alzec Awards, une distinction qui célèbre l'excellence et l'impact communautaire. Couronné du prestigieux Leadership Innovation Award, Jackson Le Roi Magbou s'est imposé comme le jeune entrepreneur social le plus dynamique de la région de l’Ouest. Analyse de la trajectoire d’un stratège de terrain qui transforme les mentalités sans dépendre des financements extérieurs.

Le Prologue : L'école de la rigueur et de l'innovation endogène

La présence de Jackson Le Roi Magbou au sein de la société civile camerounaise ne s'est pas bâtie à coup de subventions internationales massives. Son capital, c'est son expertise, sa capacité de mobilisation et son aptitude à provoquer des transformations psychologiques chez les jeunes porteurs de projets.

Avant de devenir une figure incontournable, son sens managérial s'est forgé à travers un parcours dense au sein de structures mémorielles et humanitaires de premier plan :

- Le PIPAD (Programme Intégré pour la Promotion de l’Auto-Développement) ;

- Le Festival des Causes Nobles ;

- Le Programme d’appui d'urgence aux déplacés internes portés par l'organisation TOCKEM.

À chaque étape, il a injecté un esprit d'innovation et une méticulosité de gestion, faisant de lui un technicien du développement local particulièrement respecté.

Leçon 1 : Verrouiller l'exécution opérationnelle au sein d'Alzec Foundation

L’erreur de certains acteurs associatifs est de se cantonner à des rôles honorifiques. Jackson Le Roi Magbou, lui, a appliqué une stratégie d’insertion et de performance à long terme au sein d'Alzec Foundation, l'œuvre sociale fondée et présidée par le Dr Alvine Dongmo Noumey.

« Je suis dans la maison depuis 2017, et un an après, j’en suis devenu le Secrétaire Général ; ce qui fait de moi la pièce maîtresse de la mise en œuvre des projets et la conduite opérationnelle des activités », a confié le lauréat à la rédaction de Komiaza.

En prenant les rênes administratives de cette fondation, il est devenu le « bulldozer au travail » salué par sa présidente. Il pilote ainsi des projets à fort impact : l'encadrement des couturiers sur l'ensemble du Cameroun, la gestion d'une Crèche-garderie à éducation inclusive à PK12 Génie Militaire (Douala) et le lancement imminent d'un centre de formation professionnelle dédié à la reconversion.

Leçon 2 : Le management par la reconnaissance et l'émulation collective

Pour Jackson « Le Roi » Magbou, un leader ne brille jamais seul. Son efficacité repose sur sa capacité à motiver ses équipes. Lors de la cérémonie de clôture de l’année scolaire de la Crèche-garderie à Douala, le Secrétaire Général a veillé à ce que l'effort collectif soit mis en avant.

Sous son impulsion, Alzec Foundation a profité des Alzec Awards pour distinguer plusieurs autres membres méritants de son personnel. Cette stratégie managériale claire — valoriser les ressources humaines — permet de maintenir un niveau d'engagement maximal sur le terrain social.

Leçon 3 : La présidence d'ASEL et la convergence des réseaux de l'Ouest

La force d'impact de Jackson Le Roi Magbou réside dans sa double casquette institutionnelle. S'il déploie son énergie managériale comme salarié et Secrétaire Général au sein d'Alzec Foundation, il exprime son plein leadership politique en tant que Président de l’ASEL (Association pour l’Entrepreneuriat et le Leadership).

À cette casquette s'ajoute celle de Président en exercice du FORAM (Forum des Associations du Département de la Menoua). Cette centralisation des réseaux lui permet de faire un pont d'or entre l'univers de l'encadrement social à Douala et les besoins des jeunes porteurs de projets dans la Menoua. C’est cette agilité à présider l'ASEL tout en propulsant les projets d'Alzec Foundation qui lui a valu le Leadership Innovation Award, confirmant son statut de figure de proue du développement endogène.

Par Augustin Roger Momokana