Comme chaque année, la Journée mondiale des enseignants a été célébrée ce 5 octobre 2026. Pourtant, à Dschang comme ailleurs au Cameroun, une absence a cruellement marqué les esprits : celle des enseignants de l’enseignement supérieur. Alors que les instituteurs et les professeurs du secondaire étaient sous le feu des projecteurs, les amphithéâtres, eux, sont restés en marge des festivités.
Une célébration bien huilée, mais incomplète
À Dschang, la commémoration a suivi un chronogramme millimétré : allocutions, remises des palmes académiques et défilé.
Pourtant, l'ambiance festive cachait un goût d'inachevé. « Si les enseignants de l’université avaient été là, la fête aurait été encore plus belle », s’est exclamée une internaute en découvrant les clichés de l'événement partagés sur WhatsApp. Une remarque qui a immédiatement déclenché une cascade de réactions en ligne.
Entre culte de la recherche et mépris des « artifices »
Pourquoi ce désintérêt des universitaires pour une journée qui leur est pourtant dédiée ? Interrogé sur la question, un enseignant du supérieur balaie l'événement d'un revers de la main, affirmant être « plus occupé par la recherche que par des artifices ».
Une posture qui interroge, quand on sait à quel point le monde académique apprécie habituellement les grandes parades et les cérémonies solennelles. Si certains universitaires jugent ces festivités superflues, d'autres rappellent que l'enseignement reste le fondement de toute société, quel que
Les gardiens du savoir
Qu'ils exercent dans une école primaire ou dans une faculté, les enseignants restent les piliers de la nation. Ce sont eux qui façonnent les dirigeants, les ingénieurs, les techniciens et la main-d’œuvre de demain.
Leur accorder une journée dans l’année n’est pas un simple protocole, mais un hommage nécessaire. Comme le rappelle fort justement l'internaute Kenfack Njotsa, l'enseignant demeure avant tout « une lumière dans un monde de ténèbres ». Une lumière que toute la communauté éducative, sans distinction de grade, gagnerait à célébrer ensemble.
Augustin Roger Momokana







